• Coups de coeur.

    Etudiant actuellement l'ère d'Edo en classe d'Histoire, je me suis rendue le week-end dernier au chateau Nijo, à Kyoto. 

    Coups de coeur.
    Ce chateau a été construit en 1603, c'est-à-dire durant l'ère d'Edo. Edo est une période important dans l'Histoire du Japon. C'est en effet l'époque où le Japon a cessé tout échange avec l'étranger, et où la caste des samourais, dirigée par la lignée des shoguns Tokugawa, détenait le pouvoir politique. C'est aussi à partir de cette époque que la capitale est passée de Kyoto à Tokyo, Edo étant l'ancien nom de Tokyo.
    Alors pourquoi me suis-je donc rendue à Kyoto pour en savoir plus sur Edo ?
    Et bien, le Chateau Nijo a en réalité été construit comme la résidence officielle du Shogun Ieyasu Tokugawa (le premier shogun), lorsque ce dernier était en déplacement à Kyoto. Il a ensuite été agrandi par Iemitsu Tokugawa (le troisième).
    Lorsque le règne des Tokugawa s'acheva, le chateau est devenu une propriété de la famille impériale. C'est aujourd'hui un patrimoine de l'UNESCO depuis 1994. 

    C'est le château que j'ai le plus apprécié, bien que je n'en ai visité qu'un petit nombre. Mais j'ai vraiment pu ressentir le pouvoir que les samourais avaient à l'époque, à travers la somptuosité de l'architecture et des peintures. Le château est en très bon état, et la taille m'a aussi un peu surprise. Passée la porte principale, j'aurais eu l'impression de passer dans un monde nouveau si j'omettais les touristes. Les remparts et les hauts arbres que comportaient les jardins empêchaient les bruits de la ville de passer, et comme les bâtiments de Kyoto sont bas, on oubliait vite le paysage urbain se situant pourtant vingt mètres derrière.
    C'est donc un endroit calme, dont les jardins sont agréables pour se balader lorsqu'il fait beau. Mais c'est aussi un endroit qui dégage un caractère particulier, au travers l'utilisation de matériaux bruts et aux couleurs très contrastées. Avec par exemple beaucoup d'associations de bois très foncé et de papiers blanc. Les magnifiques peintures présentes dans les différentes salles du palais renforcent aussi le charme et la splendeur du lieu. Je n'ai malheureusement pas pu prendre de photos à l'intérieur du Palais, mais vous pouvez avoir un aperçu sur ce blog. Ce sont des peintures issues de l'école Kanô, et elles représentent des tigres puissants, des cigognes fières, et des arbres imposants. Ce qui est aussi intéressant à observer pendant la visite c'est le toit. Les formes et les couleurs des motifs varient selon les pièces.
    Cependant c'est dommage qu'il manque encore une fois d'informations en anglais. Je pense que le mieux serait de faire la visite avec un guide.
    Et voilà quelques dernières photos :

     

     

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                Pas de grands événements cette semaine, juste les cours, les devoirs, les kanjis, et une petite sortie dans un restaurant de pizza nomihoudai-tabehoudai (boisson et nourriture à volonté) qui n'a pas fait du bien à ma ligne... Cependant lors du dernier cours d'arts j'ai découvert le tsutsumi lors de l'exposé d'une personne de ma classe.

    Le mot tsutsumi vient de verbe tsutsumu qui signifie envelopper. Cest un art japonais que je pratiquais en réalité déjà sans vraiment prêter attention. Il s'agit de l'enveloppement d'objets dans une étoffe appelée furoshiki. La taille du tissus différe selon l'utilité que l'on veut en faire, mais les motifs sont en général traditionels.

    Un peu trouver des furoshikis un peu partout, surtout à Kyoto où j'ai pu entrer dans des magasins spécialisés sur le tsutsumi et vendant des furoshiki à tout les prix.

     Qu'enveloppe t-on donc avec le furoshiki ? 
    Traditionellement durant la période d'Edo (1603-1867), on l'utilisait pour empaqueter les vêtements lorsque l'on allait dans les bains publics. Mais on s'en sert aujourd'hui pour transporter la boîte à bentô (le repas du midi), des légumes achetés au marché, des livres... Et surtout pour emballer les cadeaux. 
    Les motifs et la manière d'empaqueter le cadeau sont très importants au Japon, et ont tout une signification lors d'un échange de cadeaux. Je dirais même que l'apparence est toute aussi importante que le contenu lui-même.
    Ensuite le cadeau offert, il faut rendre le furoshiki à son propriétaire. Mais avant, tout il faut savoir qu'il est impoli d'ouvrir le cadeau en face de la personne qui l'offre. C'est donc lors de la prochaine recontre qu'il faut rendre le tissus, à nouveau bien plié et accompagné d'un petit cadeau de remerciement comme une friandise par exemple.
                 Bon, franchement je ne me souviens pas avoir vu grand monde se ballader dans la rue avec un furoshiki pour transporter ses courses, je n'ai pas non plus remarqué que les japonais de mon âge enveloppaient leur bentô avec ou même s'en servir pour se faire des cadeaux. 
    Cependant, j'ai remarqué que la façon d'emballader était ancrée dans la société japonaise. Par exemple les vendeurs dans les magasins prennent le temps d'emballer les articles et s'y appliquent. Une amie m'a aussi affirmée que des amis japonais lui avait fait remarquer qu'elle nouait ses sachets plastiques comme le fesaient les personne agée, alors qu'il ne s'agissait en réalité que d'un simple noeud...
    J'aime beaucoup cet art car je trouve tout d'abord les tissus magnifiques, puis c'est beaucoup plus joli qu'un sachet plastique et cela laisse aussi une certaine marge de créativité dans la manière d'empaqueter les objets.
     Pour finir, je vous laisse donc avec cette vidéo, si certains veulent faire un peu de tsutsumi.


    Ainsi que deux sites internets qui montrent comment lier le furoshiki. Ils sont en japonais mais les dessins sont plutôt bien faits, et grâce au premier vous pouvez admirez les différents motifs des étoffes.

     

     

     

     


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  • Uemura Shoen (1875 - 1949) est une artiste que j'ai découvert en travaillant sur une présentation pour mon cours d'Art japonais. Le thème de ma présentation est : Le Nihonga, et en particulier l'école Maruyama.
    Le Nihonga est un mouvement artistique créé durant l'ère Meiji (1868-1912) qui est la période de l'histoire où le Japon commence à s'ouvrir au monde. En cette période, de nombreux artistes japonais s'étaient alors mis à imiter le style européen, dont Mitsutani Kunishiro ou Kuroda Seiki par exemple. On appelle ce genre leYooga (l'image de style étranger), et c'est en réaction au Yooga que nait le Nihonga.
    Bon, je ne m'éternise pas sur la vie de Shoen, son aventure avec son professeur ou les prix qu'elle a pu recevoir. Je vais juste dire qu'elle fait donc partie des peintres Nihonga et est en particulier issue de l'école Maruyama, qui est une école de la région de Kyoto.
                    J'aime beaucoup cette artiste car, il faut le dire, j'ai d'abord été surprise par le fait que ce soit une femme. Il faut savoir que la société japonaise est traditionellement dominée par les hommes, et le fait qu'une femme soit reconnue dans le Nihonga qui est un mouvement très conservateur est exceptionnel. 
                    A travers des représentaion de femmes, sujet favorit de Shoen, il y a un témoignage sur la vie que menaient les japonaises du début du XXe siècle ainsi que la mode de l'époque. Les kimonos sont mis en scène sous des traits raffinés et des postures élégantes de façon à ce que l'on puisse apprécier pleinement les motifs détaillés et la façon dont le vêtements tombe.
    Voici quelques images pour illustrer (par contre je suis désolée, mais je n'ai ni les titres, ni la date des peintures car c'est assez difficile à trouver sur des sites internets en anglais...) :
     

    J'ai choisi cette image car elle illustre bien le "plein/vide" des peintures japonaises. 
    Le "vide" c'est le 3/4 du tableau qui n'est un dégradé plus ou moins régulié, tâcheté par des flocons de neige; et le "plein" est la partie en bas à gauche du tableau où sont représentée les deux femmes. On peut aussi remarquer que ce "plein/vide" est aussi présent dans cette dernière partie avec par exemple le Obi (la ceinture) très détaillée qui contraste avec le tissus uni des kimonos, et il en va de même avec les parapluies dont l'interrieur d'un noir profond et le mécanisme complexe s'oppose à la blancheur pure et immaculée de la neige. Les têtes partagées entre des coiffures sophistiquées et le raffinement des visages évoquent aussi la duplicité "vide/plein".
    Je n'ai jamais étudier le pourquoi de l'usage récurant de cette méthode dans la société japonaise, mais je l'expliquerais par le fait que le vide n'est pas néant dans la société japonaise. J'ai d'ailleurs appris il y a peu que la notion de "rien" n'existait pas dans la langue japonaise, et qu'il était difficile pour eux de le comprendre. Tout comme dans les vieux film japonais dont par exemple les films du fameux Akira Kurosawa, le silence fait partie intégrante du film. 
    Je dirais aussi qu'un espace nous permet de mieux apprécier le détail qui se trouve à côté, ainsi le détail nous permet d'apprécier l'espace. Comme le Yin et le Yang, l'un a besoin de l'autre pour créer l'harmonie.

     J'aime beaucoup le sentiment d'appaisement qui s'échappe de cette peinture, alors que divers éléments pourraient le troubler. Par exemple bien que les couleurs sont claires, les oppositions de couleurs telles que le orange et le bleu ou le rouge et le vert ont pour habitude d'agresser. 
    J'aime aussi le mouvement présent dans l'image réalisé avec un trait fin et net.

     

    Ces dernières représentations témoignent des activités des femmes de l'époque. La deuxième a été peinte durant la seconde guerre mondiale, elle est destinée à montrer aux femmes ce qui est bon de faire durant la guerre. En effet pour soutenir la nation, les femmes étaient encouragées à travailler durement au foyer tandis que les hommes combataient. Ici, une mère de famille répare une porte de la maison, les portes se déchirant autrefois facilement car elles étaient faites en bois et en papier.
     Voilà je m'arrête ici, j'espère que j'ai réussi à vous transmettre un peu mon intérêt pour cette artiste. Sur ce, je m'en vais terminer ma présentation pour demain...

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